Le papier

Le papier est une matière fascinante. Un matériau chéri des artistes qui peut traverser le temps s’il est bien fabriqué, manipulé et préservé. Le papier peut cependant être rapidement détruit par accident ou négligence.

La technique de la fabrication du papier, de nos jours, est étonnement similaire à celle utilisée il y a 700 ans. Bien sur, la machinerie moderne a augmenté les capacités de production et la technologie nous permet aujourd’hui de contrôler la qualité, le coût, la durabilité et les autres caractéristiques du papier. L’uniformité et la variété sont des acquis de la technologie moderne mais, malgré tout, le papier continue d’être semblable à ce qu’il a toujours été.

Un encadreur professionnel, compétent et expérimenté peut vous aider à préserver et à mettre en valeur documents et oeuvres sur papier. Cependant, certains encadreurs n’étant pas qualifiés en matière de préservation peuvent, sans le vouloir, endommager ou même détruire une oeuvre. Vous devez donc vous informer suffisamment pour pouvoir juger de l’habilité, des compétences et de l’honnêteté de votre encadreur et des autres personnes qui manipuleront vos trésors sur papier. À l’Atelier Daniel, notre compétence repose sur plus de 30 ans d’expérience et plusieurs cours sur la manipulation et la conservation du papier.

Si vos documents ou oeuvres sur papier sont déjà endommagés, ils peuvent peut-être être réparés. Apportez-les nous et nous consulterons un expert en conservation de papier (spécialiste de la chimie des papiers, des encres et autres matériaux connexes) afin de savoir ce qui peut être fait pour les restaurer.

Bien que la plupart d’entre nous manipulions du papier presque tous les jours, nous savons bien peu de choses sur sa préservation et sa conservation. Le papier fait face aujourd’hui à plus de menaces qu’à n’importe quel autre moment de son histoire. En connaissant mieux ces menaces, vous pourrez prendre des mesures de protection efficaces.

Pour tous travaux de montage ou d’encadrement, choisissez du papier de bonne qualité. Le papier 100 % chiffon est idéal pour les oeuvres d’art et la conservation. Un papier alpha cellulose de bonne qualité, traité contre l’acide peut aussi faire l’affaire.

Évitez le papier pour photocopieurs, le papier Kraft, le papier journal, les papiers de bricolage et recyclés dont la composition et la longévité sont inconnues. Ces faiblesses inhérentes ne peuvent être corrigées. Cependant les effets néfastes de l’acide peuvent être ralentis par un traitement chimique lors de la fabrication ou, par la suite, par un conservateur expérimenté.

Comment les réduire

Pour tous travaux de montage ou d’encadrement, choisissez du papier de bonne qualité. Le papier 100 % chiffon est idéal pour les oeuvres d’art et la conservation. Un papier alpha cellulose de bonne qualité, traité contre l’acide peut aussi faire l’affaire.

Évitez le papier pour photocopieurs, le papier Kraft, le papier journal, les papiers de bricolage et recyclés dont la composition et la longévité sont inconnues. Ces faiblesses inhérentes ne peuvent être corrigées. Cependant les effets néfastes de l’acide peuvent être ralentis par un traitement chimique lors de la fabrication ou, par la suite, par un conservateur expérimenté.

Encadrez avec des matériaux sans acide. NOTE : les passe-partout standard d’aujourd’hui sont étiquetés « sans acide » en raison d’un traitement chimique au carbonate de calcium ou d’un autre neutralisant. Cependant, étant donné qu’il s’agit de papier de pulpe de bois, il y aura un retour de l’acide lorsque le neutralisant sera évaporé.

Si des matériaux acides doivent être utilisés pour l’encadrement ou l’entreposage, protégez les articles de papier par une barrière d’au moins deux plis – quatre serait l’idéal – de papier 100 % chiffon ou de papier alpha cellulose.

Un conservateur expérimenté pourra neutraliser, par trempage, le contenu acide de la plupart des papiers.

Les dommages causés par l’acide sont permanents.

Le papier est hygroscopique, c’est-à-dire qu’il absorbe l’humidité comme une éponge. Lorsque le taux d’humidité varie, le papier tente de conserver sa teneur en eau d’équilibre. Plus les variations se font lentement, mieux c’est.

Ralentissez la vitesse du changement de taux d’humidité en isolant le papier par un bon encadrement ou un emballage.

Si c’est possible, conservez dans un endroit ou le taux d’humidité est constant.

Conservez dans un contenant fermé avec du gel de silice, un déshydratant inerte qui peut être conditionné pour maintenir un certain niveau d’humidité relative.

L’entreposage au froid à un taux d’humidité relative de 50 % est ce qu’il y a de mieux : les réactions organiques sont plus lentes et la prolifération d’insectes peu probable.

Gardez la température stable ; évitez les changements brusques comme ce pourrait être le cas lors d’un transport durant les grands froids de l’hiver ou les chaleurs extrêmes de l’été.

« Isolez » avec un bon encadrement ou un emballage afin de ralentir les changements de température et d’humidité, tout spécialement lors du transport.

Rangez ou exposez dans un endroit sombre ou faiblement éclairé. Évitez la lumière solaire, la lumière fluorescente ou autre éclairage artificiel de haute intensité. Habituellement, une puissance de cinq pieds-bougies (53 lux) est suffisante pour voir ou lire confortablement.

Les dommages causés par les rayons UV peuvent être grandement limités par l’usage de verre ou d’acrylique filtrant lors de l’encadrement, du recouvrement des fenêtres et comme lentille pour le matériel d’éclairage.

Notez que même des niveaux très faibles de lumière sont nuisibles à long terme. La seule façon d’éliminer les dommages causés par la lumière est de conserver le papier à la noirceur.

Conservez le papier dans un emballage hermétique, dans un endroit propre, sec (50% HR) et bien aéré. Inspectez régulièrement.

Évitez les endroits obscurs, chauds et humides. Évitez aussi d’entreposer près de la nourriture, de déchets de table, de tout ce qui peut attirer la vermine.

Notez que la vermine affectionne la noirceur alors que la lumière est nocive pour le papier. Il n’y a pas de situation idéale. Il faudra donc composer avec ces deux réalités contradictoires. La solution en sera une de compromis.

Évitez le plus possible d’exposer le papier aux polluants :

  • N’entreposez pas dans le garage, la chambre de fournaises ou autres endroits où il y a combustion et présence de ses sous-produits.
  • Conservez dans un encadrement convenablement fermé.
  • Conservez dans un emballage hermétique fait dans un matériau sans acide.
  • Scellez.
  • Utilisez de l’air filtré.

Règle générale, les polluants atmosphériques vont là où l’air va. Filtrer l’air est une excellente idée. Encore faut-il bien entretenir l’équipement. Malgré tout, certains polluants réussiront à passer quand même.

L’exposition ou l’entreposage du papier dans une pièce fermée où l’air est filtré et conditionné est préférable à l’exposition à l’air extérieur.

Même lorsque l’exposition aux polluants a cessé, les dommages causés par ceux-ci peuvent se poursuivre. Les conservateurs peuvent éliminer ces polluants et stopper les dommages. Malheureusement, les dommages déjà faits sont habituellement permanents.

  • Il faut prévenir.
  • Manipulez le moins possible.
  • Si vous devez manipuler les articles de papier, servez-vous de vos deux mains et utilisez un support au dessus et un en dessous de la feuille.
  • Encadrez l’oeuvre ou entreposez-la le plus rapidement possible.
  • La majorité des dommages matériels sont permanents mais certains peuvent être réparés et un traitement cosmétique pourra limiter les dégâts. Consultez un conservateur de papier qualifié.